[Pap-infos]Unédic : beaucoup d'argent parce que je suis nombreux

From : yotogui@... , the 1st December 2005 20:18
  • 2005-12-01 20:18:43 — yotogui@... - [Pap-infos]Unédic : beaucoup d'argent parce que je suis nombreux

Objet : [Info.cipidf] Unédic : beaucoup d'argent parce que je suis   nombreux Site internet: http://www.cip-idf.org Coordination des Intermittents et Précaires d’Île-de-France >>>   www.cip-idf.org 14 quai de Charente, 75019 Paris (M° Corentin Cariou) / 01 40 34 59 74 Ce 1er décembre à 19H48 des manifestants , intermittents chômeurs et   précaires sont intervenus lors de l'émission 'Le grand journal' sur   Canal + afin de rendre public l'appel suivant, pour l’heure la   direction de la chaîne a choisi de diffuser de la publicité. À suivre Unédic : beaucoup d'argent parce que je suis nombreux Nous venons prendre la parole ce soir car la violence sociale et   politique devient insupportable. Partout on ne parle que de sécurité   et d’emploi Nous, précaires, chômeurs, intermittents, sommes venus ici vous   parler de droits sociaux ; de vie A) Savez vous comment fonctionne l’Unédic  ? Les négociations sur l'assurance-chômage ont commencé, sans les premiers concernés. Ces « négociations » ne sont qu'un   simulacre. Les désaccords entre le Medef et des syndicats qui marchandent leur   signature, ne sont une qu’une mauvaise parodie de démocratie sociale. Depuis des années, dans la plus complète opacité, l'Unédic organise,   convention après convention, la destruction des droits collectifs et   la précarisation de nos vies. Mais tout cela a assez duré. Au chômage, en formation ou dans   l'emploi, les salariés doivent pouvoir décider de leur sort. De   véritables négociations doivent avoir lieu, avec l'ensemble des   concernés. B) Emploi discontinu, revenu continu La réforme du régime d'assurance chômage des intermittents du   spectacle signée en juin 2003 a exclu les salariés les plus précaires. Dans le même temps, elle a augmenté les indemnisations des   intermittents les mieux payés et  les plus régulièrement employés,   distribuant même des allocations aux plus hauts salaires, qui n'y   avaient pas droit avant la réforme. Censée résorber le déficit de l'UNEDIC, cette réforme a ainsi coûté   plus cher que l'ancien système. Avant 2003, l'intermittence était un régime d'indemnisation qui   assurait à des salariés alternant périodes d'emploi et périodes de   chômage une certaine continuité de revenu dans l'année. Ce système nous permettait de souvent choisir nos activités, nos   projets. Parfois de préférer ne pas. L’intermittence compensait la mobilité par des droits. Elle constituait ainsi un outil puissant  pour que la flexibilité   soit réappropriée par les salariés. C'est cette possibilité de   réappropriation qui a été détruite par la réforme. C'est cette possibilité de choix qui n’existe plus pour la plupart   des  salariés et des chômeurs. C) Beaucoup d'argent parce que je suis nombreux Une jeunesse révoltée vient de manifester son refus et d’ébranler la   société. Le gouvernement répond par la prison, l'apprentissage à 14   ans,  et l'emploi précaire. Le froid commence à tuer ceux qui n'ont nulle part où loger. On   promet un mois d'hébergement à ceux qui occupent un ou plusieurs emplois De plus en plus de chômeurs sont exclus de l'assurance chômage et   dépendent du RMI. Le gouvernement se vante de faire baisser les   chiffres du chômage et met en place des systèmes de contrôles qui   confondent « cohésion sociale » et mise au travail obligatoire. Le financement de l'assurance-chômage ne suffit pas à indemniser tous   ceux qui en ont besoin. Plutôt que d’envisager de nouvelles sources   de financement, l'Unedic continue de réduire le nombre de chômeurs   indemnisés, ainsi que le temps et la durée des indemnisations. Quand ils n’ont pas recours à la répression policière et la politique   sécuritaire, le gouvernement, ses experts, ses partenaires, ses   médias, n’ont qu’une réponse à tous les problèmes: la généralisation   de l'emploi précaire. En dehors de l' emploi, plus le moindre droit. En dehors de   l'entreprise, plus le moindre possible. Mais nous ne voulons pas accepter n'importe quel emploi à n'importe   quel prix. Nous ne voulons pas de ce plein emploi précaire et forcé. Nous exigeons des droits collectifs. D) Du possible sinon j'étouffe Que nous soyons salariés, chômeurs, intermittents, pigistes,   travailleurs malades, handicapés, intérimaires, RMIstes, free lance   courant après les contrats, stagiaires, salariés, jeunes, moins   jeunes, avec ou sans papiers, nous avons besoin de temps et d’espaces   pour réaliser nos projets, nos envies, nos vies, qui ne peuvent être   limités à la sphère de l’emploi ! Nous voulons pouvoir nous loger, nous soigner, nous déplacer   librement, apprendre, bien manger, nous informer, voyager, passer du   temps avec nos enfants, nos amis, nous reposer, aimer, flâner,   penser, rire. En un mot, vivre. Pour affirmer ensemble l’exigence de nouveaux droits, nous appelons à   participer à la manifestation des précaires, chômeurs, intermittents,   ce samedi 3 décembre. A Paris: rendez-vous à 14h00 au Métro Chateau-Rouge Nous vous invitons aussi devant le Medef le 7 décembre à 14H, dernier   jour de pseudo négociation de la convention générale d’assurance-  chômage, pour un rassemblement et un départ en action Coordination des Intermittents et Précaires d’Île-de-France >>>   www.cip-idf.org 14 quai de Charente, 75019 Paris (M° Corentin Cariou) / 01 40 34 59 74