[Pap-infos]UNEDIC : "Et cognez au moindre éternuement, car il ne le fait qu'à vos dé pe ns."

From : yotogui@... , the 16th June 2005 11:12
  • 2005-06-16 11:12:36 — yotogui@... - [Pap-infos]UNEDIC : "Et cognez au moindre éternuement, car il ne le fait qu'à vos dé pe ns."

Objet : [Info.cipidf] UNEDIC : "Et cognez au moindre  éternuement Car il ne le fait qu'à vos dépens." Rassemblons-nous pour agir ! Assemblée générale mardi 21 juin à 19H Mercredi 22 juin à 15h devant le Palais Royal Mercredi 29 juin à 14h devant l¹Unédic, 82 rue de Reuilly, M° Montgallet UNEDIC   "Et cognez au moindre éternuement Car il ne le fait qu'à vos dépens."  (Lewis Carroll) Au désaveu des partis de gouvernement que constitue le vote refusant le TCE, à l¹insistant refus de la précarisation, le gouvernement de Villepin répond par une politique donnant la priorité à l¹emploiŠ précaire : exemple clé, le « contrat de nouvelle embauche », ne se limite pas à contourner le CDI mais représente une attaque sans précédent contreŠ le CDD : sa durée, actuellement déterminée, pourra être écourtée à tout moment par un licenciement.  Une séance du CNPS (Conseil national des professions du spectacle) se tiendra le 22 juin à l¹initiative du ministre de la culture et de la communication. Pour quoi faire ? Le projet de « charte pour l'emploi » du ministre, axé sur la professionnalisation et l¹emploi permanent, indique clairement la volonté gouvernementale de maintenir la logique d¹épuration et d¹exclusion de la réforme du 26 juin 2003. Pour s¹en convaincre, il suffit de considérer son refus du projet de loi parlementaire établissant une date anniversaire fixe pour une période de référence et d¹indemnisation de 12 mois. Ce protocole Unédic n'est pas abrogé.  Aléa et opacité accrus, complexité du système continuent de faire des ravages (course au cachet, dégradation des conditions de travail, éviction). La violence de ses dispositions n¹est que provisoirement limitée par des mesures d'aménagement. Combien sommes-nous à être ainsi fragilisés, éjectés ? Il y eut les cas des arrêts maladie, des congés maternité, le déferlement du chômage saisonnier, la restriction du champ d'application, les périodes de contrat et jours travaillés effectifs, les délais de traitement excessivement longs... Désormais dans le cadre de la politique de contrôle, les Assedic exigent parfois des allocataires des pièces justificatives non pas sur leur activité salariée, mais sur leurs employeurs (compagnies et productions). Combien sommes-nous à être ainsi dénoncés, au guichet ou dans la presse, comme des privilégiés parasitant le maigre revenu des salariés du privé, comme si nous n¹étions pas nous mêmes des salariés ?  Experts et décideurs serinent qu¹il y a trop  d¹intermittents, trop de compagnies, trop d¹abus. Répondons-leur : trop d'intermittents subissent les conséquences de l'application du protocole, trop d'aléatoire, trop de contrôles, trop de précarité, trop de mépris. Or la négociation de la convention du régime d¹assurance-chômage a de fait déjà démarré et se conclura avant fin 2005. Le Medef et la CFDT préconisent le durcissement des conditions d'indemnisation et de contrôle des chômeurs. Le 29 juin, le Conseil d¹Administration de l'Unédic doit entériner la convention tripartite entre État, Unédic et ANPE qui, en donnant directement aux Assedic un droit de contrôle de la recherche d¹emploi, vise à imposer des emplois précaires sous-payés et à radier tout récalcitrant. L' Unédic a pour mission d¹indemniser les demandeurs d¹emploi. Les partenaires sociaux ne peuvent impunément disposer des cotisations salariales comme de leurs propres deniers. Pour mettre en oeuvre leur politique, Medef et consorts arguent d'un déficit des caisses de l'Unédic qui s'élèverait à 15 milliards d'euros. Cette institution met en avant le catastrophisme de sa dette au lieu d¹en analyser les causes. Ce système, fondé sur la cotisation salariale, a été élaboré dans une économie à dominante industrielle dans un contexte de « plein emploi ». De nouveaux modes de financement de la protection sociale, qui prennent en compte les mutations structurelles de la production, sont aujourd¹hui nécessaires. Nous savons que l¹Unédic ne le fera pas à notre place et que nous avons à nous imposer dans cette négociation pour ne pas être traités en simples variables d'ajustement. Mobilisons nous, ensemble, intermittents, chômeurs et précaires, contre la précarisation de l¹emploi, des droits et des conditions de vie programmée par le MEDEF et autres partenaires sociaux dans le cadre de la refondation sociale patronale soutenue par le gouvernement. Soyons force de proposition et d¹action pour un partage de ces richesses matérielles et immatérielles que nous inventons et fabriquons afin d¹assurer à chacun des moyens d'existence, conditions nécessaires d¹une liberté. Rassemblons-nous pour agir ! Mercredi 22 juin à 15h devant le Palais Royal Mercredi 29 juin à 14h devant l¹Unédic, 82 rue de Reuilly, M° Montgallet Coordination des intermittents et précaires d¹Île-de-France 14 quai de la charente, 75019 Paris, Métro Corentin Cariou.  Tel 01 40 34 59 74   http://www.cip-idf.org/ Assemblée générale mardi 21 juin à 19H Lundi de 15h à 18h, jeudi de 17h à 20h : Permanences CAP, pour s¹informer sur les droits, témoigner sur l¹application du protocole Unedic et le combattre. Chèques de soutien à l'ordre de l'A.I.P