[Pap-infos] Unedic, zone de non-droit

From : precairesassocies@... , the 20th February 2010 10:38
  • 2010-02-20 10:38:39 — precairesassocies@... - [Pap-infos] Unedic, zone de non-droit

Bonjour, Vous le savez, la coordination des intermittents et précaires est   menacée d'expulsion par la ville de Paris. Le procès aura lieu le 9 mars et, malgré les déclarations du maire,   la mairie ne propose toujours pas de relogement. Nous vous demandons à nouveau de contribuer à la défense de   l'existence de la coordination  en signant et en appelant à signer la   pétition Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde... http://soutien-cipidf.toile-libre.org/ qui a déjà recueilli 3300 signatures. Par avance, merci. http://www.cip-idf.org/ Unedic, zone de non-droit : le directeur juridique de l’Unedic   interpellé http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4893 Aujourd’hui, 19 février 2010, dans la salle des criées du Palais de   justice de Paris, nous interpellons publiquement Monsieur Jean-Paul   Dommergue, directeur juridique de l’Unedic, lors d’une conférence de   l’association française de droit du travail. Lorsque les grèves et les suicides de ses agents rappellent que Pôle   emploi fabrique, des deux cotés du guichet, angoisse et incertitude,   lorsque le nombre de fin de droits à venir est livré à la publicité,   on se souvient que l’Unedic n’indemnise qu’une minorité de chômeurs.   Lorsque chaque semaine la police est mise à contribution pour fermer   des Pôle emploi où des précaires réclament le respect, tous les   discours officiels se chargent de nous faire oublier la signification   de l’expérience concrète de millions de précaires, de chômeurs et   d’intermittents : l’opacité des institutions de gestion de la   population doit à tout prix être préservée... Ce qui de l’Unedic doit demeurer caché est parfaitement mis en   lumière par l’exemple des recalculés des congés maladie et maternité.   En avril 2009, des centaines d’intermittents on vu du jour au   lendemain et sans aucune explication, le montant de leur allocations   amputé voire réduit à zéro durant plusieurs mois. Leur point commun ?   Tous ces salariés avaient été en 2008 ou 2009 en congé maternité,   congé maladie ou en formation et s’étaient vu attribuer par l’Unedic   une allocation que celle-ci a ensuite considérée comme erronée avant   de se charger, comme dans d’innombrables autres cas d’« indus », de   la récupérer sans autre forme de procès. L’absence de notification,   de ces décisions ? Illégal. Des notifications après-coup ? Illégal.   Des notifications rédigées sans motivation en fait et en droit ?   Illégal. Des diminutions d’allocations qui ne respectent pas la   quotité insaisissable au regard de la loi ? Qu’importe. Face à la   mobilisation d’une partie des concernés on se contentera de concéder   de simples réductions partielles de dette tout en continuant à la   réclamer et à la prélever. Combien de temps faut-il pour ouvrir des droits ? Combien de temps   faut-il pour obtenir même un rejet de demande d’allocation spécifique   de solidarité lorsque l’on a épuisé ses droits ? Comment savoir   qu’existe pour certains précaires une maigre prime de 500 euros   distribuée par Pôle emploi ? Pourquoi tant d’intermittents du   spectacle qui réunissent les conditions pour être indemnisés selon   les annexes VIII et X se voient-ils ouvrir des droits pour des durées   plus brève et des montants inférieurs ? Et qu’en est-il de ceux qui   pourraient être indemnisés selon la règle commune et se voient   basculer en « catégorie saisonnier » parce qu’à l’instar de millions   de salariés leurs pratiques d’emploi sont discontinues ? Pourquoi   l’utilisation dans les Pôle emploi de panneaux d’affichages autorisée   par la loi aux collectifs de chômeurs, intermittents, précaires doit-  elle, selon une instruction Pôle emploi du 27 janvier dernier   proscrire « les messages à caractère militant » ? D’aucuns trouveront   inacceptable un trop irréfutable constat : l’arbitraire ne constitue   pas l’exception mais l’une des modalités structurantes de ces   institutions de gestion des salariés. Le mouvement ouvrier avait progressivement conquis un droit du   travail qui allait au delà des entreprises, du poste de travail. Or   ce sont précisément ces retraites, ce chômage qui constituent depuis   longtemps les enjeux d’une restauration, celle de la souveraineté que   l’on voudrait incontestable - en fait et en droit - de la concurrence   de tous contre tous. Ce n’est pas pour rien que la « refondation   sociale » patronale de la fin des années 90 s’est d’abord appliquée à   l’Unedic avec le Pare... Face à cela, peu de recours des premiers concernés par les décisions   infondées en droit qui les spolient et les brisent ; moins encore de   procédures juridictionnelles, une fabrication jurisprudentielle quasi   inexistante. Le droit social est bien ce « droit diffus » que seuls   ceux qui l’ordonnent paraissent en mesure de se saisir. Face à cela, peu de conflits ouverts et aucun espace public, si ce   n’est aux forceps, pour les mouvements collectifs qui savent ce que   peuvent ces institutions et en font quelque chose plutôt que rien. Nous l’annonçons, comme ce fut le cas à une plus large échelle en   2004, des recalculées Unedic se préparent à porter plainte. Comme ce fut le cas durant les années 80 avant d’obtenir un bien   insuffisant RMI, puis durant les 90, comme ce fut le cas avec la   lutte des intermittents entamée en 2003, il n’y a pas d’autres choix   que d’agir ensemble contre ce qui nous détruit. Il est temps que   partout se rencontrent et agissent les chômeurs, les intermittents et   l’ensemble des précaires. Des recalculées Unedic Coordination des intermittent et précaires (Idf) Les indus des recalculé(e)s : Pôle Emploi, une machine grippée http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4702 Des intermittentes interpellent les partis de gauche (vidéo), Des   recalculées de l’Unedic http://www.dailymotion.com/video/xc9wiu_intermittentes-interpellent- Unedic, les mobiles du crime http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2586 Contre-propositions pour une réforme de l’assurance-chômage des   salariés intermittents http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=1257 Un quart de siècle de précarisation et d’explosion des déficits ?   Retour sur une théorie discutable à propos des intermittents du   spectacle (1980-2003), Mathieu Grégoire http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4892 Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement : Permanence CAP d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-  chômage des intermittents du spectacle, lundi de 15h à 18h. Envoyez   questions détaillées, remarques, analyses à cap@cip-idf.org Permanences précarité, lundi de 15h à 17h30. Adressez témoignages,   analyses, questions à permanenceprecarite@cip-idf.org À la CIP, 14 quai de charente, Paris 19e, M° Corentin Cariou, ligne   7, Tel 01 40 34 59 74 Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez   vos chèques à l’ordre de AIP à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente   75019 Paris. Sur demande une attestation peut vous être fournie.