[Pap-infos] Avec ou sans,

From : precairesassocies@... , the 7th December 2007 10:43
  • 2007-12-07 10:43:32 — precairesassocies@... - [Pap-infos] Avec ou sans,

Avec ou sans, Tous à la manifestation contre la précarisation samedi 8 décembre à   14h République Le travail, on nous bassine avec. On nous dit qu'il en faut plus,   plus pour manger ailleurs qu'aux restos du coeur, plus pour être   enfin dignes, plus pour réussir, plus pour sauver la croissance et la   France ; plus et plus longtemps pour avoir droit à une retraite, à   une allocation de chômage, pour payer le docteur et les médicaments,   le loyer et l'avocat, plus pour ne pas être un de ces assistés qui se   la coule douce pendant que les autres produisent pour lui, pour pas   mettre la honte à ses mômes, pas être un perdant. De l'assemblée   nationale au gouvernement, du yacht de Bolloré au C.A de l'Unedic et   à l'Anpe,  ça passe en boucle dans les machines à boucles qui nous   enserrent. Entubage cathodique et capital partout. Il y a même des   syndicats pour soutenir ça, des faux représentants toujours prêts à   brader ce qui avait été concédé, à contribuer à toutes les   "réformes", du chômage à l'école, contre les grévistes et autres   contestataires qui disent abrogation, contre les premiers concernés   qui refusent ces lois. Le travailler plus, on veut nous l'imposer, non seulement comme   condition de survie, devoir tout accepter à n'importe quel tarif,   mais comme croyance, on s'y réaliserait... Sauf que le travail, c'est   nous qui le faisons. Et nous ne marchons pas dans la combine. De   cachets payés au lance pierre en stages quasi gratuit, de mission   d'intérim en boulot de caissière, de bilans de compétence en période   d'essai, de fin de contrat sans droit à alloc' en prospection free-  lance à nos frais, nous ne sommes pas des partenaires sociaux mais   des salariés confrontés à la discontinuité de l'emploi, à la   précarisation. On l'a vu avec l'Unedic et le protocole régissant   l'intermittence du spectacle, ils sont décidés à casser toute forme   de mutualisation. Ceux qui sont employés sans ouvrir droit au chômage   financent les bénéfices des employeurs et les salariés les mieux   payés dont les allocations augmentent. Ils veulent une société   d'inégalités, de concurrence, et fabriquent les outils pour   l'imposer. Toujours plus. Voilà pourquoi les intermittents et   précaires ont inventé un modèle d'indemnisation du chômage qui pose   comme base le droit à une allocation quotidienne au moins égale au   SMIC jour. Voilà contre quoi nous nous sommes battus depuis juin 2003. Leur système ? Jouer des différences, en faire des oppositions,   tracer des frontières et nous attaquer séparément, avec ou sans   papier, avec ou sans emploi, avec ou sans parcours scolaire attesté   jusqu'au "supérieur".  Nous ne sommes pas hypnotisés par les formules   du pouvoir. Nous voulons vivre. Les lycéens et les étudiants en   lutte, nous les invitons à participer à cette manifestation, un autre   pas vers d'autres possibles. Il faut en être. Pourquoi ? Parce qu'un   quart des lycéens de Seine Saint-Denis occupe déjà un emploi, parce   que la grande majorité des "étudiants" est déjà précaire, passe par   l'emploi discontinu, l'emploi déguisé en stage, le travail de   formation gratuit (sauf les boursiers... et les "fraudeurs" du RMI).   Parce que ce n'est pas demain que le capital, avec la LRU, va   investir l'étude et chercher à se soumettre la vie entière des   scolaires, c'est déjà en route. Être là, avec d'autres, c'est un   contre-pied  au "travailler plus" et à la "réforme" des minima   sociaux qu'ils nous préparent (contrat unique d'insertion, disent-  ils) et un pas-de-coté hors l'isolement catégoriel de cette affaire   d'étudiants ou de jeunes et qui va bientôt se clore dont nous   bassinent les média, lorsqu'ils évoquent le conflit en cours. Revendiquer ne serait-ce que le RMI pour les djeun's et les diants-  diants, ça semble minable vu le montant ? De la grenaille, comme à   Villiers le Bel ? Il n'empêche, cela protègerait de certains emplois   que l'on pourrait alors refuser, ça ça compte, pour aujourd'hui et   demain, pour chacun et pour tous ; ça semble une revendication   intégrée, il n'empêche, une base matérielle pour ceux qui n'héritent   de rien, pas même de leur(s) histoire(s), c'est la moindre des   choses ; ça semble une revendication farfelue, il n'empêche, le dire   depuis l'école, c'est manifester une solidarité enfin concrète avec   les millions d'allocataires des minima et du chômage (que les   scolarisés seront aussi, par intermittence ou de façon plus durable).   On nous a assez fait savoir que ces feignasses d'assistés sont nuls,   pas employables, des parasites, si des scolarisés, pas des z'exclus,   pas des déchets sociaux, mais la ressource majeure de leur   capitalisme cognitif, disaient, sans misérabilisme ! un revenu même   si minimum, il nous le faut ("Tanguy ? Non merci !), eh bien la   stigmatisation des pauvres en prendrait un sacré coup. Depuis près de dix ans des mouvements de précaires manifestent   chaque fin d'année contre la précarisation et pour de nouveaux   droits. Aujourd'hui, nombre de nantis reçoivent des milliers d'euros   du trésor public pendant que des millions de fauchés espèrent une   maigre "prime de noël". L'arrogance réactionnaire semble ne plus   connaître de limites. C'est à chacun, maintenant, de prendre   position, activement. Comme sur le toit du MEDEF, à la Star Academy,   au C.A de l'Unedic, au J.T de France 2, prenons parti, ne laissons   pas dire à notre place. Avec ou sans, comme dit la chanson : contre   la barbarie, groupons nous ! Vive les coordinations ! Rejoignons chômeurs et précaires dans la rue. Rdv à 14h près du manège, sur le terre-plein de la place de la   République Atelier Sarkozy au RMI !, coordination des intermittents et précaires http://www.cip-idf.org