[Pap-infos]Un socialisme de nantis envoie la police expulser des chômeurs et précaires Honte à Delanoé

From : precairesassocies@... , the 1st September 2007 19:37
  • 2007-09-01 19:37:59 — precairesassocies@... - [Pap-infos]Un socialisme de nantis envoie la police expulser des chômeurs et précaires Honte à Delanoé

http://www.cip-idf.org/ Un socialisme de nantis envoie la police expulser des chômeurs et   précaires Honte à Delanoé À la demande de la ville de Paris propriétaire des lieux, ce jeudi 30   août 2007, AC ! a été expulsé de son local rue Mathis dans le 19ème   par la police. La Coordination des intermittents et précaires d’Île de France   dénonce cette expulsion intolérable. Le 23bis rue Mathis était depuis des années un espace de lutte   essentiel ; s’y tenaient notamment des permanences qui permettaient   aux précaires parisiens de s’organiser et d’envisager collectivement   les rapports de force nécessaires avec les instituions sociales   (ANPE, CAF, Assedics, etc...) La Cip-idf a fréquemment mené avec AC ! Paris des actions   revendicatives mettant en cause la "politique d’insertion" imposée   par la Ville de Paris et le département aux 60 0000 RMistes et aux   autres précaires qui y vivent (voir par exemple les campagnes Du fric   pour vivre et RMIstes, témoignons ! défendons-nous !. Il faut croire que la Ville de Paris ne tolère pas que des précaires,   des intermittents, des chômeurs ou des mal logés s’organisent pour   critiquer sa politique sociale. Occuper des espaces insertion,   troubler les inaugurations poudre-aux-yeux de Delanoé, cela entache   sans doute l’image de laboratoire d’une éventuelle reconquête   politique par "la gauche" que la municipalité parisienne veut donner. Alors que le nouveau gouvernement s’apprête à détruire les minima   sociaux en imposant le RSA, que les « partenaires sociaux » réduisent   de façon toujours plus drastique le droit à l’assurance-chômage lors   de chaque convention Unedic, à un moment où les Assedic ne reçoivent   plus que sur rdv ou par téléphone, tandis que l’on serine partout   qu’il faut "travailler plus" pour vanter les mérites d’un plein   emploi précaire, les chômeurs et précaires parisiens ont besoin plus   que jamais de lieux pour se rencontrer, penser, se défendre et   s’organiser. La Cip-idf exige le maintien des activités du 23 bis rue Mathis, sans   chantage de la municipalité quant à leur nature et appelera à se   joindre aux initiatives qui répondront à cette expulsion.