[Pap-infos]CFDT contre AC ! le syndicalisme responsable a trouvé ses coupables

From : precairesassocies@... , the 9th December 2007 10:35
  • 2007-12-09 10:35:27 — precairesassocies@... - [Pap-infos]CFDT contre AC ! le syndicalisme responsable a trouvé ses coupables

http://www.ac-reseau.org/ CFDT contre AC ! le syndicalisme responsable a trouvé ses coupables La CFDT dirige l’UNEDIC avec le MEDEF. L’UNEDIC gère l’assurance chômage et décide donc de l’emploi des   cotisations chômage et du sort de millions de chômeurs et précaires,   en fixant les conditions d’indemnisation du chômage et de certaines   formes de précarité (intérim, temps partiel, intermittence …), mais   aussi en intervenant directement dans le contrôle de la recherche   d’emploi ou dans la prise en charge de formations. Cet état de fait et ses conséquences sur la vie de millions de   précaires, qui voient leur droit à l’indemnisation réduit à une peau   de chagrin ou au néant amène le réseau AC !, mais aussi d’autres   précaires, à manifester pendant toute la durée de la négociation de   la convention UNEDIC de l’hiver 2005- 2006, à proximité du siège de   la Confédération (Belleville.) En bref, des salariés, en emploi ou non, défendent leurs intérêts   directement menacés par cette convention. Pour la CFDT, ce qui est la   définition même du syndicalisme est inacceptable et ne doit pas se   reproduire. Presque deux ans après les faits, plusieurs plaintes du syndicat   aboutissent, après nombre d’interrogatoires, à six mises en examen,   pour quatre précaires du réseau AC !. Quatre d’entre elles signifiées   en octobre pour « injures publiques ». Deux autres, signifiées ce   mois-ci cette fois pour « violences sans ITT avec préméditation et   menaces ». Notons que la police et le Ministère Public se sont montrées pour   l’instant moins répressifs que la CFDT puisque celle-ci avait déposé   au moins six autres chefs d’inculpation. Qu’y a-t-il dans le dossier ? D’abord des dizaines de photos prises par le service d’ordre : elles   montrent l’inacceptable pour la CFDT, des chômeurs et des précaires   qui manifestent parce qu’on va une nouvelle fois réduire leurs droits. Ensuite, des dizaines de pages provenant de sites internet, dont   celui d’AC ! et de ceux d’autres collectifs de précaires : elle   prouvent le scandale qui fait sortir de ses gonds la direction   confédérale, il existe dans ce pays des salariés et des chômeurs de   tous statuts qui s’organisent collectivement hors des syndicats qui   n’ont pas voulu d’eux. Ces collectifs appellent à manifester et à agir quand le gouvernement   et les gestionnaires de l’assurance chômage veulent diminuer leur   revenu et ne se contentent pas de cotiser en silence. Enfin des témoignages : ceux-ci n’émanent pas des représentants de la   CFDT à l’UNEDIC, ceux là n’ont jamais voulu nous voir même de loin et   encore moins nous recevoir. Ces témoignages émanent tous, sans   exception de salariés du service d’ordre du syndicat, déployé avec la   police devant son siège, pendant tous les rassemblements. Ces témoignages, au-delà de leur contenu fantaisiste et injurieux,   disent surtout la conception que se fait la CFDT de ses rapports «   normaux » et « responsables » avec les précaires. Des rapports de   violence et d’exclusion. Il s’agit non seulement de nous ôter tout   pouvoir de décision sur des politiques qui nous concernent, mais   aussi de nous interdire au besoin physiquement, l’accès au syndicat. La CFDT avec ces plaintes a franchi un nouveau pas, finalement   inévitable. Quand on participe, à l’UNEDIC ou ailleurs, à la destruction des   droits sociaux existants, quand on renonce au conflit avec le MEDEF,   un autre conflit est inévitable : celui qui naît de la révolte de   ceux dont les vies sont brisées par les réformes . Et la CFDT n’a pas   en cette affaire d’autre options que le gouvernement ou le MEDEF : il   faut bien tenter de briser par la répression d’Etat, ceux qu’on ne   réussit pas à endormir ou à désespérer. Et la répression, comme les   réformes, on les teste d’abord sur ceux qui sont perçus comme les   plus fragiles. D’ailleurs d’autres précaires, de Jolie Môme et d’HNS   Info sont eux aussi mis en examen depuis cet automne, pour une   intervention collective à une exposition publique au siège de la CFDT   en 2005. C’est devant les caméras, que François Chérèque a été conspué aux   cris de « Trahison » et de « Jaune » et activement prié de quitter   une manifestation de dizaines de milliers de salariés, en novembre   dernier. C’est en silence que la CFDT espère créer une jurisprudence en   faisant condamner quatre précaires, qui parmi d’autres ont exprimé   leur colère et demandé des comptes à la Confédération. La CFDT a choisi d’en finir avec « ceux qui ne savent pas terminer   une lutte ». Exigez la relaxe des précaires d’AC ! Signez cet appel, faites le circuler.