[Cip-idf]À14H à l'UNEDIC; Le retour de la croissance ne profite pas àl'emploi, LE MONDE

From : yotogui@... , the 25th June 2004 09:29
  • 2004-06-25 09:29:36 — yotogui@... - [Cip-idf]À14H à l'UNEDIC; Le retour de la croissance ne profite pas àl'emploi, LE MONDE

L'adoption du PARE a mécaniquement permis de multiplier les radiations. C'est insuffisant, cela ne suffira pas. Il faut donc s'attendre à une nécessaire amélioration des dispositifs de contrôle (suivi de tout chômeur dans le cadre du PAP, RMA). La loi Borloo sera présentée le 30 juin... Aujourd'hui rassemblement pour l'abrogation du protocole Unedic de juin 2003, la négociation de la convention d'assurance chômage avec l'ensemble des concernés et l'indemnisation de toutes les formes de chômage à l'Unedic à 14h, 80 rue de reuilly, métro montgallet Le retour de la croissance ne profite pas à l'emploi LE MONDE | 24.06.04  Selon la note de conjoncture publiée jeudi 24 juin par l'INSEE, l'activité économique devrait progresser de 2,3 % en 2004, contre 0,5% en 2003. Ce regain, porté par la reprise de l'investissement des entreprises, a peu d'impact sur le taux de chômage qui se maintiendrait à un taux élevé.Bonne nouvelle : la reprise de la croissance économique se confirme. C'est ce qu'annonce l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa note de conjoncture publiée jeudi 24 juin. Mauvaise nouvelle : ce regain n'aurait pas pour corollaire une nette amélioration sur le front de l'emploi.  En 2004, le PIB devrait progresser de 2,3 %, bien mieux que le maigre 0,5 % de 2003 ou que le petit 1,1 % de 2002. Bien mieux aussi que la prévision du gouvernement, pour l'instant inchangée, à 1,7 %. En 2005, l'économie devrait continuer à progresser à un rythme supérieur à 2 %, mais inférieur à 3 %, estime l'Insee. La croissance s'annonce plus forte en France que dans la zone euro, où elle serait de 1,8 % en moyenne en 2004, selon les prévisions. L'Allemagne et l'Italie continuent à faire grise mine avec des taux respectifs de 1,3 % et 1,1 %. L'Espagne maintient un rythme plus soutenu (2,6 %). Les Etats-Unis et le Royaume-Uni conservent leur longueur d'avance avec des prévisions de croissance respectives de 4,6 % et 3 %. "Il y a six mois, nous disions que la France était entrée dans la reprise mondiale. Il y a trois mois, nous écrivions que la croissance serait sans éclat. Aujourd'hui, nous pouvons reprendre ces deux constats : la croissance est robuste, mais elle ne s'accélère pas", commente Michel Devilliers, responsable de la conjoncture à l'Insee. La solidité de la croissance s'appuie sur l'investissement qui, après deux années de forte baisse, repart à la hausse : + 3,8 % dans les entreprises. Il n'y a toutefois pas d'emballement, ce chiffre restant en deçà des niveaux affichés lors des reprises précédentes (plus de 6 %). A cette bonne nouvelle d'un investissement qui prendrait le relais de la consommation comme moteur de la croissance, s'ajoute aussi la perspective d'un tassement de la hausse des prix. De 2,5 % en juin, l'inflation devrait être ramenée en deçà de 2 % en décembre. L'Insee estime que l'accord signé le 17 juin entre les distributeurs et les producteurs, sous l'égide du ministre de l'économie, Nicolas Sarkozy, pourrait alléger l'indice des prix de 0,15 à 0,2 point supplémentaire, s'il était appliqué au mieux sur tous les produits de grandes marques. DESTRUCTIONS DE POSTES La mauvaise nouvelle vient du front de l'emploi, où l'amélioration est très lente à se faire sentir. L'Insee prévoit que le taux de chômage augmente de 0,1 point à 9,9 % en milieu d'année 2004, avant de redescendre à 9,8 % en fin d'année, contre 8,9 % début 2002. La barre symbolique des 10 % ne serait pas franchie. L'Insee se montre prudente, faute de pouvoir évaluer le nombre des "recalculés" sortis du circuit de l'indemnisation et qui vont y revenir. L'économie française, qui a perdu 70 000 postes en 2003, devrait encore en perdre 15 000 en 2004, selon l'Insee. Pourtant, les économistes estiment que, après un premier semestre plat, les entreprises recommenceront à embaucher au deuxième semestre, générant 40 000 emplois nouveaux. L'industrie, qui a perdu 100 000 emplois en 2003 (- 2,4 %), n'arrivera pas à endiguer les destructions de postes : elle devrait perdre encore 70 000 emplois en 2004, indique l'Insee. En revanche, 30 000 emplois (+ 2 %) seraient créés dans le secteur de la construction (14 000 en 2003), et 80 000 dans les services et le commerce. Comme en 2003, l'emploi dans les secteurs non marchands - éducation, santé, action sociale, administrations publiques et les associations - devrait reculer, sous l'effet de la diminution des emplois jeunes ou des contrats emploi-solidarité (CES). 47 000 emplois devraient disparaître dans ces activités. Dispositifs nouveaux, le contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis) pour les associations et le revenu minimum d'activité (RMA) tardent à monter en puissance. Le RMA, ouvert aussi aux entreprises du secteur marchand, "créerait moins d'emplois que prévu dans la loi de finances, indique l'Insee, en raison des délais observés dans la mise en place de ce dispositif dans les régions". La politique d'aide à l'emploi dans le secteur concurrentiel devrait avoir un impact neutre en 2004. Ces perspectives peu réjouissantes vont ralentir la consommation. Saisis d'une fièvre acheteuse au premier trimestre, les Français seraient beaucoup plus sobres le reste de l'année, leurs achats progressant au rythme de 0,2 à 0,4 % par trimestre. Motif : une perte de pouvoir d'achat au premier semestre. Les mesures fiscales de soutien à la consommation, qui devaient être discutées jeudi 24 juin à l'Assemblée nationale, mais qui sont pour l'essentiel déjà entrées en vigueur, n'auront que peu d'impact. "Elles nous amènent au plus à opter pour le haut de la fourchette de prévision de consommation, mais pas à la changer", avoue M. Devilliers. La situation des ménages pourrait s'améliorer fin 2004 grâce à une inflation plus modérée au deuxième semestre et à une hausse des salaires, tirée notamment de la revalorisation du smic au 1er juillet. L'amélioration des résultats des entreprises pourrait aussi avoir un effet positif sur les salaires. Le gain de pouvoir d'achat serait d'environ 1 % fin 2004, contre 0,2 % fin 2003. Sophie Fay ------------------------------------------------------------------------ Sarkozy : il faut "une action volontariste" Nicolas Sarkozy a estimé, jeudi 24 juin, lors du débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée nationale, que "la croissance spontanée ne suffira pas à nous tirer d'affaire". Seule une "action volontariste"permettra de ramener les déficits de la France sous le seuil de 3 % du PIB imposé par le pacte de stabilité et de croissance européen. "Il nous faut bien réaliser qu'avec une croissance de l'ordre de 2 % cette année et encore 2,5 % l'an prochain, notre déficit public resterait spontanément, si nous n'agissions pas, au-dessus de 3 %", a-t-il dit. "Pour revenir en dessous des 3 % du PIB, sans avoir à agir, il faudrait en réalité que la croissance revienne très vite à 3 %", a-t-il ajouté.