[Pap-infos]Contre la LRU et son monde, brisons l’offensive sécuritaire et libérale ! par CPE - LRU - RTT

From : precairesassocies@... , the 17th November 2007 17:14
  • 2007-11-17 17:14:55 — precairesassocies@... - [Pap-infos]Contre la LRU et son monde, brisons l’offensive sécuritaire et libérale ! par CPE - LRU - RTT

Dijon contre la LRU et son monde Infos sur la fac de Dijon bloquée + appel dans les facs et les   lycées, sur le pavé et les rails, brisons l’offensive sécuritaire et   libérale ! Par CPE - LRU - RTT (ChômeurEs- PrécairEs- EtudiantEs - LycéenEs RageurEuses Utopistes -   RévoltéEs de Tout Temps) Aujourd’hui 13 novembre, après quelques semaines d’agitation   croissante sur la fac, les étudiant-e-s de l’université de Dijon ont   voté en assemblée générale la grève et le blocage, la banalisation   des td, ainsi que la participation aux manifestations du 14 et 20   novembre. L’ag a évidemment demandé l’abrogation de la loi Pécresse,   mais aussi posé une revendication générale contre la sélection des   étudiant-e-s et notamment des étudiant-e-s étrangers, contre la   répression des mouvements sociaux, ainsi qu’un soutien à tous les   travailleur-euse-s en lutte. Il y avait environ 1500 personnes à l’AG, qui s’est donc déroulée en   plein air, sous de grandes banderoles "contre la LRU et son monde".   Il avait été décidé, suivant la motion de la coordination nationale   de Rennes, que le vote se ferait à main levée et sans présentation de   carte d’étudiant-e-s. Le blocage ne sera pas remis en question en   Assemblée Générale avant la semaine prochaine, même si, à dijon comme   à Besançon, certains socedems habitués des tribunes ont essayé de   faire passer en force l’idée de refaire une AG deux jours plus tard   pour revoter. La présidente de la fac a, après coup, essayé de s’opposer à la   décision en expliquant en amphi, alors que chaises et tables   commençaient à s’empiler à l’extérieur, qu’il était impossible car   trop dangereux d’occuper la fac de nuit et que d’autres actions   seraient sûrement plus efficaces la journée. Elle a aussi déclaré   qu’il n’y aurait pas de banalisation des td en cas de blocage.   L’assemblée de lutte, rassemblant 300 personnes ce soir, a refusé ses   chantages et méprisé ses menaces. Il y aura des assemblées de luttes quotidiennes à la fac à 20h.   Lycéen-ne-s et travailleur-euse-s en luttes sont invité-e-s à y   passer pour qu’on se rencontre. En attendant plus d’infos, voici ci-dessous un texte distribué avant   l’AG et diffusé en direction des lycéen-e-s et étudiant-e-s. Si ça   vous inspire, on vous file le pdf aussi. http://paris.indymedia.org/IMG/pdf/doc-47916.pdf Contre la LRU et son monde : dans les facs, lycées, sur le pavé et   sur les rails brisons l’offensive sécuritaire et libérale ! Des banlieues aux centre-villes, les manifestations de rage qui   avaient suivi l’élection de Sarkozy montraient que beaucoup ne   comptaient pas se laisser faire face à la France de la peur et des   nantis, celle de l’apartheid social et post-colonial. Effectivement, l’agitation sociale grandit ces dernières semaines :   des cheminots paralysent le pays, des marins-pécheurs insultent le   président et s’emparent des dépôts de pétrole, des électricien-ne-s   coupent les lignes, des avocat-e-s bloquent les tribunaux, les   routiers menacent de reprendre les routes, des mal-logé-e-s occupent   trottoirs et bâtiments sans se laisser évacuer, des instits et   parents d’élèves empêchent les policiers de s’emparer des gamins de   sans-papiers à la sortie des écoles, des habitant-e-s des quartiers   populaires contre-attaquent face à la répression, et, de leur côté,   des dizaines de milliers d’étudiant-e-s entrent en résistance : plus   de 30 universités sont déjà en grève, dont 20 ont voté le blocage et   l’arrêt total des cours, contre la loi Pécresse. Votée en douce   pendant l’été, cette Loi Pécresse (aussi appelée LRU) place les facs   sous la coupe d’intérêts privés, et soumet l’enseignement aux   impératifs du marché. Au programme : disparition progressive des   filières moins rentables, financement des établissements par des   entreprises et gestion des facs comme des entreprises, inégalités   croissante entre les facs et des diplômes, hausse progressive du prix   des inscriptions... Il y a deux ans, le gouvernement avait dû reculer   devant la mobilisation dite « anti-CPE », mais aujourd’hui le pouvoir   revient à la charge : cette fois-ci, il ne s’agit plus de   l’asservissement pendant deux ans, mais de mettre l’enseignement   supérieur au service du patronat local. Cette logique de marchandisation, on la retrouve partout : dans la   politique de gestion de l’immigration (CESEDA, Hortefeux, immigration   choisie) ou dans les attaques contre les fonctionnaires (réformes des   retraites, suppressions de postes,...) avec en parallèle des   restrictions du droit de grève. Pendant ce temps, le gouvernement   fait 15 milliards annuels de cadeaux fiscaux aux parasites les plus   riches et offre aux entreprises des stagiaires gratos ou des   précaires kleenex forcé-e-s à accepter des tafs de merde (Revenu   Social d’Activité / RSA). Afin de mater les pauvres et d’étouffer les   révoltes qui ont embrasé la france depuis novembre 2005, Sarkozy   généralise le fichage ADN, le contrôle biométrique dans les lycées,   la vidéo-surveillance, les peines planchers, la construction de   prisons pour mineur-e-s, opère des rafles dans les quartiers   populaires et les fait quadriller par des voitures de bac et des   pelotons de CRS... Si nous dénonçons la loi Pécresse/LRU, c’est donc dans une logique   globale. Cette loi n’est qu’une brique de plus dans un mur   d’oppression, qu’il s’agit de faire tomber. Reste à nous en donner   les moyens ! Faire grève, bloquer les facs, les lycées... C’est mettre tout le monde sur un pied d’égalité, construire une   solidarité pour que ceux qui luttent, les lycéen-ne-s grèvistes,   étudiant-e-s boursier-e-s ou étranger-e-s ne se retrouvent pas   discriminé-e-s. C’est permettre à un tas d’autres de pouvoir   rejoindre le mouvement et leur ouvrir un espace protégé. C’est   s’organiser et faire pression ensemble pour que tout le monde ait ses   exams et son année. C’est se donner un espace et du temps pour s’organiser. C’est créer   une brèche dans une vie cadrée au millimètre pour nous rendre   corvéable et jetable, consommant et consommable. C’est faire   l’expérience dans la lutte d’aventures collectives, d’organisations   autonomes, d’intensités et d’entraides qui rendent tangibles d’autres   perspectives, d’autres insoumissions. C’est oser commencer, malgré la chappe de plomb des médias, des   partis politiques, des patrons et dirigeants des syndicats, de tous   ceux qui tiennent le crachoir et voudraient nous faire croire que la   soumission au libéralisme est la seule voie. Les luttes ouvrières, la   résistance au fascisme, les mouvements sociaux en général ont   toujours été amorcés par des personnes qui osaient aller à contre-  courant et pousser le conflit dans des sociétés dites "démocratiques"   où une "majorité" silencieuse se résignait souvent à se laisser   exploiter et à laisser des minorités se faire écraser. C’est rejoindre la vingtaine d’autres universités déjà occupées en   France et marquer un refus net des expulsions par les CRS comme ça   été le cas la semaine dernière à Nantes, Tolbiac ou Aix. Il y a   quelques années encore, les universités étaient interdites aux flics.   Battons nous avant qu’il ne soit trop tard pour montrer que du droit   de grève aux occupations, l’Etat ne pourra nous couper de nos moyens   de lutte ! C’est enfin faire la démonstration d’une solidarité concrète avec   tous les autres groupes sociaux en résistance et poser les bases   d’une convergence. Agir concrètement, enrayer le fonctionnement des institutions, les   fluxs économiques C’est partir du constat que l’Etat ne craint ni les marches   pantouflardes, ni les débats cadrés, ni les demandes polies. C’est comprendre que, des acquis sociaux grignotés au long de siècles   derniers, jusqu’au retrait du CPE, toutes nos victoires partielles   ont été le prix de rapports de force déterminés. C’est élaborer des stratégies nouvelles mais aussi s’inspirer de   méthodes qui ont marché dans le passé : assemblées générales et   assemblées populaires, manifestations sauvages, perturbations de   réunions officielles, poses de banderole, bloquages de routes, de   centres de tri postal, d’aéroports, de gares, de chantiers, des   occupations de bâtiments institutionnels, des sabotages, des   déménagements d’agence d’interim ou d’instance patronales, des   autoréductions collectives dans les magasins des organisations en   groupe affinitaire pour agir, redécorer les rues, ériger des   barricades et briser les barrages policiers pendant les manifs,...   Sans oublier la nécessité de développer nos propres médias face à la   presse et aux télés sarkozistes, et de faire preuve d’une solidarité   intraitable avec tou-te-s les victimes de la répression. encadré : Les lycéen-ne-s sont aussi concernés... Le mouvement reste pour l’instant centré sur les facs mais il faut   qu’il puisse s’étendre, notamment aux lycéens qui vont être les   premiers concernés par la LRU, la hausse du prix des inscriptions et   la marchandisation de l’université. A partir d’un petit nombre de personnes et sans attendre l’aval des   organisations politiques et syndicales, il est possible d’appeler à   une assemblée générale, de prendre des salles, d’organiser des   piquets de grèves, de sortir des tracts, de passer à la fac pour   rencontrer des gens déjà en lutte. Manifestation mercredi 14 à 11h30 devant la Préfecture. Journée de grève nationale et manifestation mardi 20 à 14h place de   la Libération. Actions tous les jours ! CPE - LRU - RTT (ChômeurEs- PrécairEs- EtudiantEs - LycéenEs RageurEu   Utopistes - RévoltéEs de Tout Temps)