[Pap-infos] Assedic : diff de tracts interdites, on continue !

From : yotogui@... , the 30th May 2005 16:46
  • 2005-05-30 16:46:19 — yotogui@... - [Pap-infos] Assedic : diff de tracts interdites, on continue !

Pour changer un peu de la stratosphère de la représentation dont les courants peuvent être complexes à discerner (basiquement, la crainte du chômage vient néanmoins en tête des raisons du vote non au tce d'aprés les instituts de sondage), des nouvelles des institutions sociales L. ---------- De : nadmat@no-log.org Date : Mon, 30 May 2005 16:32:17 +0200 (CEST) À : ac-forum@... Objet : [ac-forum] Diff de tracts interdites mais on continue Ce matin, après une semaine d'actions mouvementées, nous sommes tout de même quelques uns d' AC paris air libre et de résistance au travail obligatoire pour reprendre nos petites inspections de routine dans les administations. Première étape, l'ASSEDIC de la rue du Maroc.Nous entrons differ notre nouveau tract ( voir ci-dessous): au bout de quelques minutes, une employée en furie vient nous rappeler que nous avons pas le droit d'informer les précaires: nous l'éconduisons, de rage elle se jette sur une chômeuse qui lisait nos écrits subversifs et le lui arrache des mains. Un camarade qui veut intervenir se prend un coup.c'est ce moment que choisit le sémillant directeur de l'assedic pour faire son entrée: il se jette sur des militants qu'il connait déjà et leur indique qu'il va tout faire en sorte pour que nous ne mettions plus jamais les pieds dans une ASSEDIC; il exige ensuite de connaitre notre identité, nous menacant de nous radier à mots couverts.Problème, les personnes à qui il s'adresse sont au RMI et lui rient au nez. sentant le ridicule lui pendre au nez, il tente alors de nous emmener dans son bureau: mais nous lui expliquons que nous n'avons rien à lui dire ce jour: viennent alors les menaces d'appeler la police. Depuis des mois, la pression sur les chômeurs s’accentue : parce que les politiques et le MEDEF nous pointent du doigt sans arrêt, nous traitent de paresseux, d’assistés et de fraudeurs à longueur de journaux, les ASSEDIC, les ANPE et plus généralement l’ensemble des administrations se permettent de nous traiter comme des moins que rien. Les radiations se multiplient : des chômeurs qui étaient à l’hôpital se font exclure parce qu’ils n’ont pu répondre à une convocation, d’autres parce qu’ils ont des problèmes de courrier, d’autres parce qu’on leur reproche de ne pas trouver du boulot assez vite alors même qu’il n’y a que 400 000 emplois non pourvus pour 4 millions de chômeurs. Et la situation ne pourra qu’empirer avec la nouvelle convention Unedic qui sera adoptée en octobre si nous ne réagissons pas Le peu de droits qui nous restent sont bafoués : les « erreurs «   dans le calcul des droits se multiplient toujours au profit de l’ASSEDIC, des contrôles aléatoires sont faits sur des allocataires qui bloquent leurs droits pendant des mois. Des chômeurs et précaires s’organisent pour résister : nous refusons les nouvelles sanctions annoncées par le gouvernement contre ceux qui refuseront des offres d’emploi  correspondant « au marché de l’emploi « : nous nous battrons collectivement pour pouvoir choisir notre domaine d’activité ; nous nous battrons pour que chacun d’entre nous ait de quoi vivre qu’il travaille ou non, parce que ce sont les patrons et non les chômeurs qui sont responsables du chômage. Si vous subissez des pressions pour acceptez un boulot qui ne vous convient pas, si vous vous êtes fait radier, si l’assedic calcule vos droits à la baisse , ne restez pas seuls : une occupation à quelques uns suffit bien souvent à récupérer nos droits ! AC Paris air libre Nous attendons donc les forces de l'ordre et nous en profitons pour discuter avec une allocataire demandeuse d'asile: celle-ci n'a plus de titre de séjour et l'assedic en profite pour ne pas lui verser les six mois d'allocation d'insertion qu'elle lui devait précédemment.RDV est pris pour la permanence du mercredi. La police tardant, nous partons vers la CAF de jaurès ou nous diffons nos tracts à l'intérieur malgré quelques remarques d'un vigile qui ne fait pas de zèle et nous confirme que tout le monde en ras le bol en ce moment. Nous finissons par l'anpe du quai de loire ou les offres d'emploi se font de plus en plus alléchantes: vendeuse pendant la période des soldes, gendarmes, vendeuse à carrefour avec stage à l'école carrefour dont nous ignorions l'existence.Une employée se met bien à hurler qu'il est interdit de differ, mais nous lui faisons remarquer qu'elle dérange les chômeurs qui cherchent du boulot ce qui lui cloue le bec. A la semaine prochaine...