[sanspap-rennes] evacuation roms

From : fyl.courtois@... , the 27th November 2013 13:44
  • 2013-11-27 13:44:03 — fyl.courtois@... - [sanspap-rennes] evacuation roms

Quelque 250 personnes, dont 70 enfants, ont été évacuées mercredi  matin à Saint-Ouen, près de Paris, d'un campement illicite de Roms  jouxtant l'une des centrales de chauffage urbain de Paris. Le campement, considéré comme l'un des plus importants de France,  était implanté depuis l'été sur des terrains appartenant à Réseau ferré  de France (RFF) et à la SNCF, à proximité de voies ferrées de transport  de marchandises et du RER C, et occupé par plusieurs centaines de  Roms. Les premières caravanes étaient arrivées début juillet à la suite  d'expulsions intervenues dans plusieurs communes d'Ile-de-France : Saint-Denis, Deuil-la-Barre ou Noisy-le-Grand.  La préfecture de Seine-Saint-Denis a précisé mercredi 27 novembre  dans un communiqué que 300 personnes avaient quitté le campement dès  mardi soir, à la veille de l'évacuation, qui s'est déroulée "sans incident" à partir de 8 heures : "Deux cent cinquante personnes dont 70 enfants ont été évacuées."  RFF et la SNCF avaient saisi la justice pour demander l'expulsion du bidonville et la maire (Front de gauche)  de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon, avait alerté les pouvoirs publics  sur l'état d'insalubrité du campement et les problèmes de sécurité qu'il  posait.  Le 30 octobre, la Compagnie parisienne de chauffage urbain  (CPCU) avait déposé une plainte en raison de la présence de cabanes sur  des voies ferrées utilisées exclusivement pour l'approvisionnement en  charbon de sa centrale de production, centrale qui contribue à  l'alimentation en chauffage de près de 400 000 logements, de  l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ainsi que d'équipements  publics de la Ville de Paris.  La mairie de Saint-Ouen avait enjoint vendredi dernier aux occupants du campement de quitter  les lieux sous quarante-huit heures. Face à leur refus, la municipalité  a demandé lundi l'appui des forces de l'ordre. La préfecture précise  que des solutions d'hébergement ont été proposées à "toutes les familles identifiées". phil