[sanspap-rennes]voil à ce qui attend les jeunes scolarisé s

From : michele.fougeron@... , the 31st December 2005 17:10
  • 2005-12-31 17:10:07 — michele.fougeron@... - [sanspap-rennes]voil à ce qui attend les jeunes scolarisé s

   Le Monde Article paru dans l'édition du 27.12.05 SANS-PAPIERS / CIRCULAIRE SARKOZY DU 31 OCTOBRE Vingt-cinq jeunes Africains menacés d'expulsion à Orléans Marie, jeune Angolaise de 20 ans, est orpheline. Ses parents sont morts durant la guerre en Angola. Une passeuse l'a abandonnée à Orléans dans la rue en 2001, alors qu'elle était mineure. Comme dix autres adolescents, Marie vient de recevoir un courrier du préfet du Loiret en date du 22 novembre l'informant qu'elle devra quitter le territoire français le 30 juin 2006, à la fin de l'année scolaire, en application de la circulaire Sarkozy du 31 octobre. Dans le département, ils sont environ 150 enfants ou jeunes majeurs isolés, d'origine étrangère, fuyant la guerre ou la misère de leurs pays, victimes parfois de la prostitution. Pris en charge par les services sociaux du conseil général, ils vivent dans des foyers d'accueil où ils ont été placés par une décision du juge pour enfants. Tous sont scolarisés ou en apprentissage. Selon le Collectif de soutien aux enfants de sans-papiers et le Réseau éducation sans frontières (RESF), vingt-cinq jeunes gens auraient reçu le courrier du préfet. Parmi eux, sept mineurs, pourtant protégés par la loi. Chaque mois, jusqu'au 30 juin 2006, ils devront se présenter à la préfecture pour retirer une autorisation provisoire de séjour. A l'origine de ces mesures, une démarche de régularisation entreprise par le conseil général, qui assure la tutelle de ces adolescents. 29 régularisations auraient été obtenues, contre 25 refus de séjour. « Ces jeunes sont aujourd'hui complètement déstabilisés, lâche un éducateur. Ils se sont adaptés, ils ont appris le français, ils ont des projets d'études. Comment leur expliquer que tout cela va être cassé, alors que M. Sarkozy nous dit qu'il va aller chercher de la main-d'oeuvre qualifiée. » Le collectif et le RESF demandent à la préfecture de régulariser l'ensemble de ces jeunes, et souhaitent qu' « ils puissent terminer au minimum leurs études en France, et non pas l'actuelle année scolaire ». Marie vient d'obtenir un CAP textile. « Je ne suis pas en colère contre la France, dit-elle, mais contre ma vie qui, depuis que je suis née, n'est que souffrance. » Régis Guyotat