[sanspap-rennes]quelques réponses pour saint-martin

From : resf35@... , the 30th April 2007 14:28
  • 2007-04-30 14:28:07 — resf35@... - [sanspap-rennes]quelques réponses pour saint-martin

bonjour  je vous renvoie des réponses obtenues sur la liste migrants outremer  à  laquelle je vous suggère de vous abonner  nicole launey  LDH cayenne
 X-Sieve: Server Sieve 2.2  X-ME-UUID: 20070430011739538.8358D2400087@...  DomainKey-Signature: a=rsa-sha1; q=dns; c=nofws; s=s1024; d=yahoo.fr;  h=X-YMail-OSG:Received:Date:From:Subject:To:In-Reply-To:MIME-Version:Content-Type:Content-Transfer-Encoding:Message-ID;   b=gzaP06y/J1Dw2nNelf4MU/+PmOtdQRdTrs5Btv8ZcyGse7qZC0qAcQbTQYbaIN2nSBUgfX6PugYyXmh67lPPFExPSAYby8Dh4s91Qje7muRjGlo0PwOYF9wvavh92asJ30alnd5scPvwFYBCdrTDwF4YrOEMgIhw4VDTNkzlThM=;   X-YMail-OSG:   swiO7F8VM1mHgzgS6iNv9zFl.F2SwmWKy.mAbtr_qM.kZg4z.lqj65WBDFrymhGEkPZpb81M1zqWfwujdHaToxmfjmO9eCRUe.BgeqkCPuAAeBVE   Date: Mon, 30 Apr 2007 03:11:34 +0200 (CEST)  From: corneille mandja   To: migrants.outremer@...  X-Virus-Scanned: Debian amavisd-new at rezo.net  X-Spam-Status: No, score=-2.227 tagged_above=-100 required=5   tests=[AWL=0.172,          BAYES_00=-2.599, DNS_FROM_RFC_ABUSE=0.2]  X-Spam-Score: -2.227  X-Spam-Level:  Subject: [Migrants.outremer] RE : RE : Fwd: [Resf] demande sur   saint-martin  X-BeenThere: migrants.outremer@...  X-Mailman-Version: 2.1.6b2  Reply-To: migrants.outremer@...  List-Id:   List-Unsubscribe:   ,            List-Archive:   List-Post:   List-Help:   List-Subscribe:   ,            Sender: migrants.outremer-bounces@...  --- corneille mandja  a  écrit :
                 Bonjour.         La situation de cette dame pose 2 problèmes.       Est-elle la mère juridique de l'enfant? S'il n'y a   pas mariage, a-t-elle reconnue son enfant? sous   quelle   filiation?     Le père français a reconnu l'enfant sous quelle   filiation, divisibilité? indivisibilité??????       A ma connaissance il n'y a pas d'association de   sans-papiers à St-Martin...       Nous pouvsons toutefois envisager des actions   juridiques si nous avons toutes les précisions sur   la   situation...       Le père de l'enfant peut prendre contact avec   nous.....                               Merci..         M. Corneille Mandja    Membre de l'Académie Internationale des Droits de   l'Homme.....
 D'abord, il me semble bien que à Saint-Martin s'applique comme sur   tout le territoire français, l'article 371-2 du code civil qui fait   obligation aux parents de contribuer à l'entretien et à l'éducation   des enfants. A partir du moment où cette dame contribue à l'entretien   et à l"ducation de son enfant, elle a droit à une carte de séjour VIE   PRIVEE ET FAMILIALE. Elle est inexpulsable. Reste qu'on tenterait de   l'expulser si j'ai bien compris. Alors il ya des voies de recours   qu'il faut faire fonctionner au plus vite. Les dispositions spéciales   à Saint-Martin sont à lire ci-dessous. Mais qui va intervenir ? C'est   le problème. Ce témoin pourrait-il contacter un avocat, sachant que si   cette dame est entrée sur le territoire avec un visa régulier, elle   aura droit à l'aide juridictionnelle ? Voici le texte
Chapitre IV : Dispositions propres à la Guyane et à la commune de Saint-Martin (Guadeloupe) Article L514-1    Pour la mise en oeuvre du présent titre, sont applicables en Guyane et dans la commune de Saint-Martin (Guadeloupe), les dispositions suivantes :    1º Si l'autorité consulaire le demande, la mesure de reconduite à la frontière ne peut être mise à exécution avant l'expiration du délai d'un jour franc à compter de la notification de l'arrêté ;    2º Sans préjudice des dispositions de l'alinéa précédent, l'étranger qui a fait l'objet d'une mesure administrative de reconduite à la frontière et qui défère cet acte au tribunal administratif peut assortir son recours d'une demande de suspension de son exécution.    En conséquence, les dispositions des articles L. 512-2 à L. 512-5 ne  sont pas applicables en Guyane ni dans la commune de Saint-Martin (Guadeloupe). Article L512-1    Dès notification de l'arrêté de reconduite à la frontière, l'étranger  est mis en mesure, dans les meilleurs délais, d'avertir un conseil, son  consulat ou une personne de son choix. Article L512-2    L'étranger qui fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification, lorsque l'arrêté est notifié par voie administrative, ou dans les sept jours, lorsqu'il est notifié par voie postale, demander l'annulation de cet arrêté au président du tribunal administratif.    Le président ou son délégué statue dans un délai de soixante-douze  heures à compter de sa saisine. Il peut se transporter au siège de la juridiction judiciaire la plus proche du lieu où se trouve l'étranger, si celui-ci est retenu en application du titre V du présent livre.    L'étranger peut demander au président du tribunal ou à son délégué le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les  pièces sur la base desquelles la décision attaquée a été prise.    L'audience est publique. Elle se déroule sans conclusions du commissaire du Gouvernement, en présence de l'intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas. L'étranger est assisté de son conseil s'il en a un. Il peut demander au président ou à son délégué qu'il lui en soit désigné un d'office. Article L512-3    Les dispositions du titre V du présent livre peuvent être appliquées dès l'intervention de l'arrêté de reconduite à la frontière.    Cet arrêté ne peut être exécuté avant l'expiration d'un délai de quarante-huit heures suivant sa notification, lorsque l'arrêté est notifié par voie administrative, ou de sept jours, lorsqu'il est notifié par voie postale ou, si le président du tribunal administratif ou son délégué est saisi, avant qu'il n'ait statué. Article L512-4    Si l'arrêté de reconduite à la frontière est annulé, il est  immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues au titre V du présent livre et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. Article L512-5    Le jugement du président du tribunal administratif ou de son délégué est susceptible d'appel dans un délai d'un mois devant le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat ou un conseiller d'Etat délégué  par lui. Cet appel n'est pas suspensif.    A compter d'une date fixée par décret en Conseil d'Etat, cet appel sera interjeté, dans les mêmes conditions, devant le président de la cour administrative d'appel territorialement compétente ou un membre de cette cour désigné par lui. Le même décret fixe les modalités d'application de cette disposition.