[sanspap-rennes] Compte-rendu AG du 24/10

From : r.norbertin@... , the 28th October 2017 20:41

Bien le bonjour !! Retour sur l'assemblée générale de mardi dernier. *MINEURS NON ACCOMPAGNÉS (MNA)* - Nous avons accueilli de nouvelles personnes. On discute de quelques situations personnelles, Délit de Solidarité étant fermé pendant la durée des vacances scolaires. On évoque notamment le retour de la pratique des tests osseux dans l'évaluation de la minorité des mineurs non accompagnés (MNA) en Ille-et-Vilaine. - En évoquant la situation des MNA sur Rennes, nous sommes revenu.e.s sur l'actualité du foyer Guillaudot qui accueille environ 70 personnes. D'après nos informations, la situation y est très complexe, l'organisme COALLIA rencontrant des difficultés autour de la gestion du site et de l'accompagnement social individualisé. En effet, des rumeurs circulent concernant l'impossibilité des trois travailleurs sociaux (rappel : pour 70 mineurs hébergés) d'accéder au lieu. Ainsi, de nombreux mineurs se retrouvent livrés à eux-mêmes, moins de la moitié étant scolarisés. On décide de demander un rendez-vous à COALLIA. On espère que la réponse de cet organisme à notre requête sera positive. Dans tous les cas, nous essayerons de les rencontrer pour discuter des moyens mis en place pour l'accompagnement de ces mineurs. - En évoquant les personnes sorties du dispositif non reconnues mineures, les "mijeurs", on s'inquiète du "vide administratif" dans lequel se retrouvent ces dernières. Reconnues majeures par le département, de nombreuses personnes sont encore considérées comme mineures par la préfecture. On s'inquiète également du système de péréquation utilisé pour disperser les MNA sur le territoire français. En effet, certains jeunes reconnus mineurs dans un département doivent repasser les tests dans le nouveau département d'accueil et peuvent, parfois, être reconnus majeurs dans celui-ci. Absurde. - Nous devons écrire au conseil départemental pour évoquer tous ces soucis. Nous reparlerons très vite de l'inspection académique et de la mission locale. *LOGEMENT* - La trève hivernale approche, notre cher président l'a promis, tout le monde sera logé cet hiver. Génial ! Les associations d'aide au logement rennaises, et notamment Un Toit c'est Un Droit (UTUD), proposent à l'État de respecter enfin le droit fondamental, celui du droit à un habitat décent. Ainsi, le gymnase Échange, qui accueille environ 90 personnes (principalement des demandeurs.ses d'asile qui devraient légalement avoir des places en CADA), ne sera plus géré par les associations à partir du 1er novembre. Nous demandons la création d'un centre d'hébergement ouvert 24/24 sans condition d'accès et sans limite de places. Nous invitons les autres grandes villes du Grand-Ouest à faire de même, pour enfin sortir du discours sur "l'appel d'air"  rabâché sans cesse. - Une action logement est prévue ce mardi 31 octobre à la place de la mairie à 18H. Ramenez vos vieux matelas ! Cette action symbolique permet de mettre au grand jour, dans l'espace public, la réalité de nombreuses personnes migrantes vivant dans une extrême précarité. Elle permet également de mettre en lumière le désintérêt de l'État vis-à-vis de nombreuses personnes vivant sur le territoire et de son positionnement très ambigu par rapport aux associations accompagnant les personnes. Il est grand temps que l'État assume ses responsabilités. *DIVERS* - Une asso nous a contacté.e.s pour essayer de faire pression sur la préfecture afin d'évoquer le cas des "dubliné.e.s", ces personnes contraintes à déposer leur demande d'asile dans le premier pays de l'UE où la prise des empruntes et le fichage furent effectués. Légalement, la préfecture doit accepter le traitement de la demande d'asile si la personne "dublinée" a réussi à se cacher durant une période de 18 mois suivant la connaissance de son obligation de déposer sa demande d'asile dans un pays tiers de l'UE. Sauf que la préfecture semble faire durer encore un peu plus cette période "d'attente"... On reviendra très prochainement là-dessus ! - Tous les référés concernant les papiers administratifs demandés par la préfecture ont été perdus. Cela bloque notamment pour les Kino-Congolais qui doivent très souvent faire légaliser des documents officiels par divers organismes dans un temps record. Ainsi, les documents mettent beaucoup trop de temps pour être légalisés et coûtent très chers. (Environ 500euros pour un acte de naissance kino-congolais lorsqu'on inclus tous les frais de transports !). Pendant ce temps, impossible d'être régularisé.e. - Enfin nous avons évoqué le fonctionnement de nos assemblées générales. Nous restons vigilants collectivement concernant le partage des tâches et concernant l'importance de créer un espace de parole convivial, propice au dialogue de toutes et tous. Ainsi, nous décidons d'améliorer notre présentation du collectif aux nouveaux membres nous rejoignant afin de faciliter leur "insertion" dans la lutte. Cette explication ne sera en aucun cas individualisée et restera bien évidemment collective (comme depuis toujours, les nouvelles personnes nous rejoignant n'auront pas à se présenter, sauf si elles le souhaitent). On évoque nos difficultés historiques à faire en sorte que toutes les personnes migrantes membres du collectif participent activement à nos actions et à nos assemblées. On sait cependant que la lutte est belle mais compliquée ! J'ai dû oublier quelques petites informations, n'hésitez pas à en rajouter. See U soon amigas y amigos !