[sanspap-rennes] Fw: [zpajol] Trans.: bateaux-prisons

From : jean_claude.kernin@... , the 31st August 2005 16:00
  • 2005-08-31 16:00:24 — jean_claude.kernin@... - [sanspap-rennes] Fw: [zpajol] Trans.: bateaux-prisons

Reçu d'un groupe lillois. Les voilà qui réinventent les pontons utilisés au XVIII et début du XIXème siècle pour les prisonniers de guerre... François Boulogne sur Mer ----- un article transmis par Des pénitenciers flottants pour clandestins aux Pays-Bas Des demandeurs d'asile ont été regroupés sur des bateaux-prisons à Rotterdam  avant d'être expulsés. Par Sabine CESSOU mercredi 31 août 2005 La Haye de notre correspondante Deux bateaux sont à quai depuis janvier à Merwehaven, un port annexe en pleine zone industrielle de Rotterdam. Le Reno, 288 places, et le Stockholm,  472 places, affichent complet. Blanc, en forme de conteneur, le plus grand  aligne trois étages sur une barge de 100 mètres. Avant d'être loué par les  Pays-Bas, le Stockholm servait déjà à la «réception» de réfugiés en  Allemagne, indique le ministère de la Justice. L'ancien hôtel flottant a été  reconverti en centre de détention pour clandestins, avant leur expulsion.  Parmi eux, des sans-papiers, mais aussi certains des 26 000 demandeurs  d'asile arrivés dans le pays avant avril 2001, mais dont les dossiers ont  été rejetés. Un groupe que Rita Verdonk, la ministre de l'Intégration, s'est  promis d'expulser avant 2007. «Solution logistique». Trois nouveaux bajesboten (tiré d'un mot yiddish qui  signifie prison) seront mis en service avant mars 2006. Ils n'ont rien à  voir, affirme le gouvernement, avec un rapatriement massif de réfugiés. «Il  s'agit d'une solution logistique à un problème de capacité dans les prisons,  explique Hans Janssens, porte-parole du ministère de la Justice. Les bateaux  ont été considérés comme l'option la plus rapide : ils peuvent se déplacer  d'une région à l'autre en fonction du manque de places dans le système  carcéral.» Pour l'instant, ce sont plutôt les clandestins arrêtés aux quatre coins du  pays qui ont été regroupés à Rotterdam, à bord des deux premiers bateaux. L'objectif : faire de la place pour les «délinquants habituels» dans les prisons classiques. Le bateau-prison permet aussi de faire des économies, a  expliqué Piet Hein Donner, le ministre de la Justice. Ter Appel, le centre  de détention d'Amsterdam, qui reçoit normalement les étrangers passibles de  mesures d'expulsion, n'est aujourd'hui occupé qu'à 50 % de sa capacité (400  personnes). Alors qu'ils ne sont pas plus de deux par cellule sur la terre ferme, les pensionnaires des bajesboten partagent des cabines à quatre, avec un accès  semble-t-il limité à des médecins ou des avocats. Le régime en vigueur sur  les bateaux n'est pas plus dur qu'ailleurs, se défendent les autorités. Sur  le papier, il relève de la détention provisoire, avec droit à dix-huit  heures au minimum de programmes récréatifs par semaine, outre la promenade  quotidienne sur les quais, des espaces grillagés reliés aux bateaux par des  passerelles. Evasions. Ces conditions de détention n'ont guère ému aux Pays-Bas. Quelques  jeunes ont formé sur l'Internet «Fermez les bajesboten», un groupe de  pression informel. Ils ont manifesté à Merwehaven, devant des policiers  aussi nombreux qu'eux. La section locale du Parti socialiste (SP,  opposition), elle, a bien lancé une pétition, le 16 août, mais pour alerter  sur le sentiment d'insécurité des riverains, après la neuvième évasion  enregistrée par les bajesboten en moins d'un an. De leur côté, les  démocrates-chrétiens (CDA, au pouvoir) de la localité voisine de Schiedam  ont écrit au gouvernement pour lui demander de déplacer ces barges. Aussi les trois prochains bateaux ne seront-ils pas forcément amarrés à Rotterdam. «Ils ne seront pas non plus réservés aux clandestins», insiste Hans Janssens. Ces pénitenciers flottants contribuent pourtant au message de  fermeté envoyé par La Haye. Un signal reçu cinq sur cinq par les candidats à  l'asile politique. De 43 500 en 2000, leur nombre est en effet tombé à moins  de 10 000 en 2004. L'an dernier, 4 000 permis de séjour ont été délivrés à  des ressortissants d'Irak, de Somalie, d'Afghanistan, d'Iran et du Burundi.  Quant aux 46 000 procédures d'expulsion engagées en 2004, elles ont concerné  près de 15 000 déboutés. http://www.liberation.fr/page.php?Article=320227 ----- Fin du message transféré ----- _____________________________________________ ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers * abonnement/desabonnement via le web a  * abonnement par mail : ecrire a zpajol-on@... * desabonnement par mail : ecrire a zpajol-off@... * archives :