[sanspap-rennes] palaiseau, le ventre oui!

From : jean_claude.kernin@... , the 24th February 2007 15:24
  • 2007-02-24 15:24:13 — jean_claude.kernin@... - [sanspap-rennes] palaiseau, le ventre oui!

Le Parisien , samedi 24 février 2007 Palaiseau Grève de la faim au centre de rétention VENT DE FRONDE au centre de rétention. Hier matin, la quarantaine de   sans-papiers retenus à Palaiseau, en attente d'expulsion vers leurs   pays d'origine, ont entamé une grève de la faim. Tous dénoncent un   climat délétère, qu'il s'agisse des « visites où l'on fait attendre   les familles pendant une heure et demie » ou « les dossiers d'appel   systématiquement déboutés ». C'est l'expulsion avortée d'un sans-papiers, mercredi soir, qui   aurait mis le feu aux poudres. Manuel Vuiti, un Angolais de 46 ans,   en France depuis vingt-six ans, est conduit à l'aéroport d'Orly. Là,   il est remis à un autre groupe de policiers, « quatre costauds de   chacun 100 kg », selon ses dires. « Ils ont commencé par me mettre du   scotch aux pieds et aux mains. Ensuite, j'ai pris un coup de poing   dans le ventre et ils m'ont traîné dans l'avion. » L'appareil de la   compagnie TAP est encore vide. « Vu ce qui s'était passé, je n'ai pas   voulu me laisser faire », reconnaît Manuel Vuiti. Il se débat et   assure alors avoir été « roué de coups ». « Quand il a vu toute cette   violence, le commandant de bord a fait redescendre tout le monde. » La préfecture minimise Retour à la case départ à Palaiseau, où le cas de Manuel a   cristallisé le mécontentement général. « Moi, j'ai six enfants dont   trois français, soupire Vincent, un autre sans-papiers. Tous les   jours, des courriers arrivent permettant un sursis, et ceux qui   auraient pu en bénéficier ont déjà été expulsés ! » « Souvent, on   demande à voir un médecin et on nous le refuse », renchérit Youssef,   un Tunisien qui dit craindre des représailles dans son pays. « Ce   ressortissant angolais a refusé d'embarquer. Il a été ramené au   centre, c'est tout, minimisait-on hier en préfecture. Il s'agit d'un   cas individuel, et de quelqu'un qui cherche à faire monter la   pression. Il se plaint de la police, c'est son droit. S'il y a une   plainte, elle sera instruite. » « Il s'agit de quelqu'un de   particulièrement intégré, complète M e Pascal Bruel, l'avocat de   Manuel Vuiti. Quand d'autres baissent la tête, lui est décidé à faire   valoir ses droits. Et ça a donné du courage à tout le monde. J'ai   déposé plainte et j'attends de voir les suites de l'enquête. » Quant   à Manuel Vuiti, joint au centre de rétention par téléphone hier soir,   il ne cachait pas son inquiétude. « Ils m'ont promis que, la   prochaine fois, ils mettraient les moyens nécessaires pour   m'expulser. Là, je suis couvert de bleus. Qu'est-ce que ce sera   après ? » Nicolas Jacquard _____________________