[sanspap-rennes]Les hôtels, un accueil d'urgence coûteux

From : jef-monnier@... , the 30th April 2005 14:30
  • 2005-04-30 14:30:40 — jef-monnier@... - [sanspap-rennes]Les hôtels, un accueil d'urgence coûteux

Ouest-France samedi 30 avril 2005 Les hôtels, un accueil d'urgence coûteux 10 % des demandeurs d'asile d'Ille-et-Vilaine y sont logés 10 % des demandeurs d'asile en Ille-et-Vilaine sont actuellement hébergés dans des hôtels. Un mode d'hébergement souple, qui permet de gérer l'urgence, mais qui est coûteux. Au service de coordination, d'orientation et d'hébergement des demandeurs d'asile (Scohda), on tente de trouver d'autres solutions. À chaque situation sa structure d'accueil. Et pour chapeauter le tout, l'association Aftam, chargée par la Ddass de trouver un toit aux demandeurs d'asile. Pour parer au plus pressé et loger ceux qui viennent d'arriver et n'ont pas encore entamé leurs démarches, existe le Service de coordination, d'orientation et d'hébergement des demandeurs d'asile (Scohda). L'engorgement des centres d'accueil oblige à gérer des urgences qui durent plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le Scohda, que supervise Daniel Ravier, héberge actuellement près de 550 personnes. Essentiellement des familles avec des enfants en bas âge, des femmes enceintes de plus de six mois. « Pour les personnes isolées, dont beaucoup d'hommes, nous assurons le suivi, l'accompagnement social, mais nous ne pouvons pas nous occuper de l'hébergement. Nos moyens ne nous le permettent pas. » En 2004, le Scohda a touché une subvention de l'État de 3,5 millions d'euros au titre du fonds d'accueil d'urgence.  Les familles prises en charge sont hébergées dans des hôtels, dans des logements gérés par des collectivités ou dans des appartements privés. « Les hôtels nous offrent une certaine souplesse d'utilisation. On peut appeler à 18 h et dire qu'on a une famille à loger. Mais dans la durée, c'est une solution coûteuse. » Pourtant, Daniel Ravier rend hommage au travail de certains hôteliers. « Ils vont au-delà de leurs attributions. Ils nous alertent quand quelqu'un ne va pas bien, ils enseignent même le français aux familles. » Un gérant confirme : « On n'est pas des assistantes sociales, mais quand on a un peu de coeur... » Son hôtel n'accueille que des demandeurs d'asile. « On fixe les choses clairement dès le départ. Personne ne monte dans les chambres à part les clients. On a des responsabilités. » Et de montrer du doigt les récents abus parisiens : « Dans un hôtel, il faut une présence 24 heures sur 24. Et un certain respect. On ne fait pas dormir des gens dans des cuisines. » Le Scohda cherche de plus en plus à travailler avec des particuliers qui louent leurs appartements à l'association. Début 2004, 195 personnes étaient logées en hôtel. Fin 2005, ils n'étaient plus que 102. C'est moins cher, et cela permet une meilleure intégration des demandeurs d'asile. « Souvent, on observe un développement des solidarités autour d'une famille dans le quartier. C'est précieux. » Il faut évidemment convaincre les propriétaires. Mais Daniel Ravier met plusieurs atouts en avant : l'association paie rubis sur l'ongle, assure la médiation en cas de problème. « Les gens ont un autre regard, au fil du temps. Ils ne sont plus face à des demandeurs d'asile mais face à des gens, comme eux. »  Aurélie LEMAÎTRE. ------------------------------------------ Faites un voeu et puis Voila ! www.voila.fr