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From : jef-monnier@... , the 28th October 2004 10:06

jeudi 28 octobre 2004 Sans-papiers : le collectif presse le TNB Après avoir vu son théâtre occupé, le patron du TNB s'engage pour un Congolais Le directeur du TNB a décidé de s'engager en faveur d'un demandeur d'asile congolais. Pour le dire, il était aux côtés du collectif de soutien aux personnes sans-papiers. C'est l'épilogue de la brève occupation du théâtre par le collectif, il y a une semaine. Le festival Mettre en scène (démarrage mercredi 3) n'est plus menacé. Mais les méthodes du collectif « poil-à-gratter » divisent le monde associatif et militant. Ils sont quelques jeunes militants. Le noyau dur compte une quinzaine de membres, sans carte d'adhérent, sans vrai meneur, sans hiérarchie. Chaque semaine, ils se réunissent en assemblée générale et décident des actions pour « mobiliser l'opinion et les pouvoirs publics » sur le sort difficile des sans-papiers et demandeurs d'asile. Et depuis la rentrée, ces habitués du coup d'éclat n'arrêtent pas. Le collectif de soutien aux personnes sans papiers occupe des lieux publics, qui semblent parfois éloignés de leur cause : la salle d'exposition de la Criée, l'agence immobilière à vocation sociale, la mairie, et, il y a une semaine, le TNB. François Le Pillouër, le patron du théâtre, qui a déjà eu à négocier avec les intermittents du spectacle, a tout de suite mis un terme à l'occupation. À une semaine de l'ouverture du festival Mettre en scène, il semble avoir passé un marché pour faire libérer le TNB au plus vite. Résultat : hier matin, François Le Pillouër organisait une conférence de presse au côté de deux membres du collectif pour soutenir officiellement le cas d'un Congolais demandeur d'asile qui n'a pas de logement. « Comme près de 600 autres demandeurs d'asile » assure le collectif de soutien aux personnes sans papiers. Alors pourquoi ce cas plutôt qu'un autre ? « Parce que c'est celui-ci qui nous a été soumis. Et puis, je connais un peu la dramatique situation du Congo. » On n'en apprendra pas beaucoup plus sur le cas de ce Congolais de 37 ans. « Je n'en sais que ce qui m'a été dit par le collectif, en qui j'ai confiance », reconnaît François Le Pillouër. Il explique que le TNB ne pouvait, pour « des raisons de sécurité », tolérer une occupation. Il ajoute que, par le passé, le théâtre avait déjà pris position sur la Bosnie, l'Algérie ou la Tchétchénie. Mais en décodant, et François Le Pillouër ne dit pas l'inverse, on comprend que son festival approchant, le directeur du TNB a été contraint de négocier. « Mais je ne l'aurai pas fait avec n'importe qui » tempère-t-il. Agnès LE MORVAN et Thomas HENG. ------------------------------------------ Faites un voeu et puis Voila ! www.voila.fr