[sanspap-rennes]Droit A L’autocritique ?

From : avalence@... , the 28th January 2010 14:26

Bonjour, Désolée je ne résiste pas à faire quelques remarques sur ce qui se dit depuis quelques jours sur la liste de diff’. Notamment sur le (les) derniers messages relatifs au Rezo Logement. Ok, la décision d’AG de mardi dernier était de ne pas (re)partir en conflit avec le DAL suite à un de ses mails envoyés, accessoirement très limite sur les accusations de noyautage du collectif envers le Rezo logement (cf. mail transféré de K.).   Sauf que là, qu’est-ce qui ce passe ? Déjà, on ne réagi pas ou très peu, et puis y’a alors encore des messages qui arrivent (cf. ceux qui précisent la date de la prochaine réunion – ce soir !) où il est dit, très sereinement, que bah, finalement, ça va pas si mal que ça et que tout ira bien quand le DAL et le Collectif auront dépassé leurs petites querelles de clochers. En fait, je crois qu’il va vite falloir arrêter ce ton car c’est juste insupportable de réduire les rapports du collectif et du DAL à quelques malentendus anecdotiques ; le « allez, les enfants, on arrête de se disputer, on se sert la main et tout ira bien », ne peut pas être retenu !   En fait, je crois que le collectif ne demande plus rien au DAL… seulement, là, sur des listes larges, publiques, etc., il est dit, j’insiste, que des personnes de la « mouvance du collectif » (dixit) avaient un très mauvais comportement et se servaient du Rezo au fin de leurs intérêts de la lutte sur le logement. Alors… je crois qu’on est assez « zen », et qu’on n’a rien demandé explicitement au Rezo logement, mais en fait on pourrait s’attendre tout de même à un peu de réaction sur ce genre de déclaration qui portent des intentions hallucinantes envers des personnes du collectif.   Alors, si en plus, ça arrange tout le monde de ne voir par là que des querelles qu’il faut effectivement dépasser ou tolérer au nom de fonctionnements différents qu’il faut respecter, soit ! C’est vrai, c’est plus facile (et je pense que des fois à « « juste titre » », on peut craquer, ne pas vouloir voir, car ça fait chier, c’est sûr) ; mais en fait, il aussi question de savoir ce que l’on tolère ou pas en terme de pratiques (militantes) et de propos tenus à leur égard. Donc, là, je voudrais pas plomber l’ambiance mais faut également se rappeler que la coupe est pleine ! Donc, une fois, deux fois ça va, mais le collectif, c’est pas une piste d’atterrissage (comme on aime à dire !) et si en plus faut le faire avec le sourire, alors…   Peut-être en réalité, il faudrait se mettre d’accord ou savoir si on s’entend vraiment, concrètement, sur notre fabrique du collectif et donc sa défense pour ne pas permettre justement de tels propos, pratiques ou de telles analyses… Ce qui vaut d’ailleurs aussi sur nos réflexions actuelles concernant le fonctionnement du collectif. Car dans ce qu’on se dit en ce moment, il est (« malheureusement ») pas juste question de simples réajustements d’une mécanique qui s’use avec le temps et qu’il faudrait juste re-huiler de temps en temps (pour reprendre la très belle métaphore de O. mardi soir). Je trouve qu’il a été balancé des trucs assez rock’n’roll envers certaines personnes en particulier et envers nous tous-tes collectivement, en général. Alors, oui, c’est compliqué – je ne fais pas de misérabilisme - mais si on cherche vraiment des manières de lutter et de faire ensemble dans un espace qu’on veut libre, ouvert, solidaire et non emprunt d’habitudes et réflexes militants des professionnels de la lutte, alors, le conflit, il faut bien le porter… Mais ce « conflit », c’est pas censé être un conflit trash, violent où tout est permis… C’est au contraire, juste l’idée de toujours mettre en débat, en discussion ce qui peut apparaître « évident » en d’autres endroits du domaine militant. C’est essayer de construire et de s’approprier collectivement nos envies de lutter ensemble. Je crois que nous avons toujours tenu à revendiquer le fait que quoiqu’on fasse tout le monde est sensé s’y retrouver et que tout le monde qui le souhaite ait une « place » possible pour agir dans une démarche collective. Mais là, la récurrence des critiques, des  attaques, des « procès » d’intentions, les analyses de pas-de-conflit-pas-de-problème et notre moindre réaction (avis perso) face à ça, font que j’ai un doute sur le fait qu’on puisse tenir le « tout le monde peut s’y retrouver » !   Désolée de rabâcher, et peut-être que mon mail sera perçu comme mal-venu deux jours après l’AG de mardi. A cette AG, on était je crois plutôt content-e-s (à la fin car tout de même le début a été dur…) de « retrouver » des formes à peu près normales d’échange et de dialogue (au vu de l’AG de la semaine précédente qui a plutôt été très dure à encaisser pour une bonne partie). Je suis pour l’optimisme, je suis aussi pour (concrétiser) la sincérité et la profondeur de nos revendications collectives. Pour finir, en essayant (aussi) une métaphore débile, je crois qu’il vaut mieux préférer avancer plus lentement sur un chemin caillouteux que sur une autoroute avec des dégâts collatéraux laissés derrière nous !   Bon, allez, j’arrête… Aline.