[sanspap-rennes]***UNCHECKED*** Tr: Fwd: AFP-MAIL : pauvreté-logement-sdf-immobilier,PREV

From : beatrice.pezard@... , the 28th April 2014 15:07
  • 2014-04-28 15:07:52 — beatrice.pezard@... - [sanspap-rennes]***UNCHECKED*** Tr: Fwd: AFP-MAIL : pauvreté-logement-sdf-immobilier,PREV

======================================== Message du : 28/04/2014 12:56 De : " "Secrétariat de la fédération Droit Au Logement (DAL) " "  A : non renseigné Copie à :  Sujet : Fwd: AFP-MAIL : pauvreté-logement-sdf-immobilier,PREV   Début du message réexpédié : De : topic@... Objet : AFP-MAIL : pauvreté-logement-sdf-immobilier,PREV Date : 26 avril 2014 08:14:21 UTC+02:00 À : gcp_alc__mai_dal@... Répondre à : topic@... pauvreté-logement-sdf-immobilier,PREV    Leur centre d'hébergement ferme lundi, des SDF dans l'angoisse (REPORTAGE)    Par Cécile AZZARO                     =(Photo)=                      Paris, 26 avr 2014 (AFP) - Dans les couloirs, des enfants jouent,  insouciants. Ils ne savent pas que lundi, le centre d'hébergement d'urgence La  Villette, à Paris, va fermer ses portes, laissant dans l'angoisse ceux et  celles qui n'ont pour l'heure pas de solution d'hébergement.    Au total, 39 sans-abri, dont 14 femmes isolées et 25 membres de familles,  ont été accueillis pendant l'hiver dans ces anciens bureaux transformés en  centre d'urgence, ouvert le 21 janvier pour faire face à la baisse des  températures. Chaque année, au début de l'hiver, des structures transitoires  sont mises en place pour "mettre à l'abri" une population de SDF trop  nombreuse, à qui le 115, numéro d'urgence, n'arrive plus à trouver  d'hébergement.    Mais avec le retour des beaux jours, ces centres ferment progressivement,  remettant à la rue nombre de sans-abri, au grand désespoir des travailleurs  sociaux et associations qui les ont accompagnés pendant l'hiver. Dans toute la  France, "plusieurs centaines" de places sont en train de disparaître, avait  ainsi dénoncé fin mars un collectif d'associations.     Malgré les promesses de l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot, qui  voulait "en finir avec une gestion au thermomètre", "il n'y a aucun  changement", se désole Bruno Morel, directeur d'Emmaüs Solidarité, qui gère le  centre La Villette, dans le nord-ouest de Paris.    Le bâtiment, qui appartient à Paris Habitat, doit être démoli pour laisser  la place à des logements sociaux. "On ne peut pas se plaindre de ça", souligne  M. Morel, mais "il faut d'autres structures pérennes. Chaque année, c'est la  même chose. On a commencé une forme d'accompagnement avec les personnes  accueillies, et on va les abandonner. Les gens sont bringuebalés d'une  structure à l'autre".     Parmi les résidents, une femme dormait dans une cabine téléphonique, une  autre se trouvait à la rue suite à des violences conjugales, d'autres après la  perte d'un emploi. Deux familles roms, arrivées après le démantèlement d'un  campement à Aubervilliers, et dont les enfants venaient d'être scolarisés,  font également partie des hébergés. "Pour la plupart, ce centre était le seul  hébergement stable depuis des mois", explique Lisa Olaciregui, une des deux  assistantes sociales qui les accompagnent au quotidien.       - Une petite victoire -    Le centre, qui devait initialement fermer le 31 mars, avait obtenu un  sursis jusqu'au 28 avril, permettant à plusieurs résidents d'être  "réorientés". Certains ont rejoint d'autres centres d'hébergement d'urgence  (CHU), pour de courtes durées, d'autres, plus chanceux, des centres  d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), qui offrent une durée  d'hébergement plus longue et une prise en charge socio-éducative.    Chaque place trouvée est vécue comme une petite victoire, mais "trois  familles et deux femmes isolées sont dans l'attente", déplore la chef de  service, Catherine Desfrasne. Pour ces deux femmes, dont l'une est en sevrage  d'alcool et l'autre relève d'un problème de santé mentale, "on craint qu'elles  ne retournent à la rue, ce serait impensable", insiste-t-elle.    "Si on ne trouve aucune place, ça va être des chambres d'hôtel", ajoute M.  Morel. Une solution insatisfaisante, car provisoire, sans accompagnement, et  souvent en lointaine banlieue, rappelle-t-il, alors que la plupart des enfants  sont scolarisés à Paris.     Dans les bureaux transformés en chambres, les lits constituent souvent le  seul mobilier. Dans l'une d'elles, une trottinette, un petit vélo, une  poussette et une peluche côtoient plusieurs valises et sacs entassés: la  famille qui y vit ne sait pas si elle aura un toit lundi.     Dans une autre chambre, Anne, 37 ans, veille sur son fils Nathan, 2 ans, en  pleine sieste. Cette mère célibataire, sans abri après avoir perdu son  travail, alors qu'elle était enceinte, attend aussi une solution  d'hébergement. "Ici, c'était comme une famille", dit-elle, espérant qu'elle  pourra "rester sur Paris", où son fils, de santé fragile, est suivi dans un  hôpital.    "On sent une vraie angoisse", témoigne Mme Defrasne, qui dénonce  l'absurdité du système: "sous prétexte qu'il fait moins froid, on remet des  gens dehors, mais on meurt plus dans la rue l'été que l'hiver". --   Droit Au Logement : http://www.droitaulogement.org  DAL fédération participe aux réseaux : NO VOX, Réseau international des mouvements de lutte des "sans" : http://www.novox.org ATTAC : Association altermondialiste contre la spéculation financière : http://www.france.attac.org  La Plate forme Logement des Mouvements Sociaux : http://contrelelogementcher.org  115juridique.org : http://115juridique.org Fédération nationale Droit Au Logement29, avenue Ledru-Rollin 75012 Paris Tel : + 33 (0)1 40 27 92 98 / + 33 (0)6 46 30 64 37 Fax : + 33 (0)1 42 97 40 18 Courriel : sec@...