Re: [spip-trad] Traduction 1.6 et sup

From : pascale@... , the 25th April 2003 21:38

Salut ! notamment à Sébastien ;) ...tu demandes : "Je voudrais savoir en quoi consiste l'effort de traduction. J'imagine bien qu'il s'agit de traduire :-) mais je voudrais avoir une idée quantitative (nombre de mots/phrases approximatif, etc.) et qualitative (niveau technique requis, etc.)." Oups !!! ta question est un peu étrange...et puis cela dépend des langues... En gros la localisation de SPIP ( puisqu'il s'agit de cela) se fait sur la base actuelle ( mais non définitive, vue l'évolution de la bête ;) de 1305 chaînes correspondant au texte qui s'affiche dans la mise en forme des interfaces de SPIPn + l'aide en ligne... là j'ai  pas compter les mots, et je n'ai pas évalué le volume... m'enfin, tu peux te rendre compte grosso mlodo du boulot en la consultant sur un site.   Pour ce qui est de la difficulté de la traduction, tout dépend de la langue cible et de l'exigence fixée : m'enfin, si tout le monde ne vise pas la tradutcion en alexandrin, on espère une traduction grammaticalement correcte, idiomatique pour le locuteur  grand public de la langue cible, ainsi qu'une adaptatation des termes techniques  propres  au vocabulaire de l'informatique et du web ( voire pour certain à SPIP) dans la langue cible. Bref, c'est tout autant de la traduction en langage courant ou soutenu ( pour le niveau de langue) que de la traduction technique. Dans certaines langues, tout le vocabulaire technique ou presque existe déjà. Dans d'autres, un travail de néologie pertinente aux confins du vocabulaire technique de l'informatique, de Spip, et des modes de création lexicale habituelle de la langue cible, est nécéssaire. Ce travail-là n'est jamais anodin, car il participe à l'enrichissement d'une langue et va parfois  favoriser  ou non  l'appropriation de l'outil par les locuteurs naturels de la langue cible, qui ne sont pas forcément linguistiquement équipés dans une autrte langue ( l'anglais par exemple) du point de vue de la maîtrise des termes informatiques ou techniques ( et des réalités qu'ils décrivent). Le travail sur le vocabulaire technique a aussi des enjeux pédagogiques. Le but est d'être précis, rigoureux et de permetttre l'accessibilité de SPIP. Pour le créole de la Réunion par exemple, une part du vocabulaire technique ezst à créer. Cela demande une bonne connaissance de la langue comme système global, et de l'esprit de cette langue, de son contexte culturel particulier pour réaliser des néologismes qui paraitront naturels et rapidement signifiants pour le locuteur. C'est chaud, mais passionnant ! Pour le créole encore, la tradition scripturale étant encore jeune, il est aussi nécvessaire de réfléchir aux choix graphiques, à leur sens plus large dans la société ( enjeu pratiques d'écriture et de lecture , enjeux historiques et politiques de normalisation ou de transcription de la langue, etc.) Bref, cela demande une réflexion approfondie sur la langue et une interrogation constante sur le caractère  idiomatique  des choix effectués. C'est complexe !!! les mêmes pb ne se posent pas dans les langues dotées au préalable d'un vocabulaire technique lexicalisé, usité, bien connu d'une grande part des locuteurs. et l'orthographe étant ce qu'elle est ( un code normé qui ne supporte pas l'approximation), la réflexion sur la graphie est celle du bon usage, non celle de la fixation de l'usage. Je pense que le niçois doit connaître des pbmatiques proches à celle du créole... les langues dites "minoritaires" dans les pays où elles ne sont pas officielles, reconnues et encadrées par les institutions, notamment étatiques, connaissent souvent ce genre de situation. Je ne sais pas si je réponds entièrement ni bien à ta question. M'enfin, voilà ce que je peux en dire. Dans tous les cas, ça vaut le coup d'essayer : c'est passionant ;) Bon courage et à bientôt Pascale    -----